À propos

Pendant 30 ans, j’ai eu du mal à trouver ma place,
sans doute trop rêveuse, trop sensible, attirée par trop de choses à la fois pour les cases que l’on me proposait..
Aujourd’hui, je ne cherche plus à me spécialiser à tout prix,
à choisir, à rentrer dans une case.
Je crée mon univers, ma place.
J’accompagne celles et ceux qui portent un projet artistique, musical, ou lié au bien-être et au sport.
Des projets profondément vivants, parfois encore flous, mais sincères.

Très tôt, j’ai été attirée par la création et par l’art.
Par curiosité et par passion, j’ai sans cesse exploré.
Apprendre à toujours fait partie de mon élan.
Au fil des années, j’ai exploré, à différents niveaux, de nombreux univers :
de la musique (à travers plusieurs instruments) à l’informatique,
en passant par l’art, le son, la vidéo, la photo, le web,
la transmission, le graphisme et la création d’objets.


On m’a souvent dit qu’il fallait choisir.
Une voie.
Un métier précis.
Une spécialité lisible.
J’ai essayé de rentrer dans ces cases.
Sans jamais m’y sentir à ma place.
Alors je changeais, encore et encore.
Le chemin n’a pas été linéaire.
Il a été fait de détours, de doutes, de recommencements.
C’est là que j’ai compris quelque chose d’essentiel :
à force de vouloir bien faire, on finit souvent par se perdre.
Chercher sa place à tout prix peut devenir un piège.
Parfois, il ne s’agit pas de la trouver,
mais simplement de la créer.


D’ailleurs, créer n’est pas une performance.
Ce n’est pas un objectif à atteindre,
ni quelque chose à prouver.
C’est un espace.
Un espace d’équilibre, de régulation, de compréhension.
Un endroit où l’on peut déposer, expérimenter, relier,
sans pression, sans attente, sans comparaison.


Avec le temps, et grâce à un véritable travail intérieur,
j’ai appris à ralentir, à écouter autrement,
et à faire confiance à ce qui cherchait déjà à s’exprimer.
J’ai compris que je n’avais plus besoin de choisir une seule direction
pour être légitime.
C’est à partir de là que les choses ont commencé à s’ordonner autrement.
J’ai cessé de voir cette diversité comme un défaut à corriger.
Elle est devenue un point d’ancrage.
Un espace vivant, mouvant, où tout peut s’exprimer sans être forcé.


Créer a alors pris une autre place.
Et avec elle, ma manière d’être au monde aussi.
Moins dans le contrôle,
plus dans l’écoute de soi et des autres

